Passer d’une idée d’antenne théorique à une structure réelle sans modélisation numérique, c’est s’exposer à d’infinies séances de réglages sur le toit. Entre approximations rapides, voici comment trois IA abordent l’optimisation électromagnétique d’un aérien complexe avec la meme question posée aux 3 IA:
[Peux tu me simuler sur NEC2 une Yagi LFA 28 MHz 3 el polar H croisée avec une moxon 28 Polar V sur le meme boom]
🛠️GEMINI
Réponse 10 secondes
- Fichier NEC modélisation 3D:
Performances théoriques (28.500 MHz à 10 m du sol)
| Paramètre | Yagi LFA (H) | Moxon (V) |
| Gain à l’horizon / lobe | 12.2 dBi (élévation 14°) | 10.8 dBi (élévation 11°) |
| Rapport Avant / Arrière (F/B) | ~ 24 dB | ~ 26 dB |
| Impédance centrale (Z) | 50,2 + j0,8 Ω | 49,4 – j1,2 Ω |
| TOS (SWR 50 Ω) | 1.02:1 | 1.03:1 |
| Isolation H / V (S_21) | > -42 dB | > -42 dB |
🛠️CLAUDE
Réponse plus d’une minute:
la combinaison LFA Yagi en H et Moxon en V fonctionne dans ma simulation : les deux antennes ne se perturbent pas et l’isolation entre les accès est de 44 dB. Je n’ai pas modélisé la LFA du commerce. J’ai dessiné moi-même une LFA Yagi 3 éléments à élément alimenté en boucle, donc c’est une validation de principe.
Ce que j’ai modélisé (28,4 MHz, sol moyen, centre à 1λ, segmentation fine)
- Yagi H : réflecteur droit de 5,3 m, élément alimenté en boucle coplanaire (4,89 m × 0,1 m), directeur droit de 4,8 m. Espacements 1,3 m puis 1,8 m, boom de 3,1 m en tube de Ø50 mm.
- Moxon V : largeur 3,89 m, queue du driven 0,5 m, écart 0,2 m, queue du réflecteur 0,7 m, soit 1,4 m de profondeur. Il est placé dans le gap driven–directeur, qui est le seul assez long, et décalé de 0,2 m à côté du boom.
- Accords : les deux antennes sont réaccordées ensemble. Chaque antenne est chargée par 50 Ω quand l’autre émet.
Les antennes se gênent-elles ?
| Cas | Yagi H : gain / F/B / impédance | Moxon V : gain / F/B / impédance |
|---|---|---|
| Chacune seule, avec boom | 13,64 dBi / 18,8 dB / 65 Ω | 6,7 dBi, 29° / 23,0 dB / 49 Ω |
| Ensemble | 13,64 dBi / 18,8 dB / 65 Ω | 6,7 dBi, 29° / 22,7 dB / 49 Ω |
Les écarts sont inférieurs à 0,4 dB et le boom n’a pas d’effet mesurable. L’isolation entre les deux accès est de 44 dB à 28,4 MHz, et de 43 à 52 dB sur 28,0-29,7 MHz.
ROS et gain sur la bande (géométrie fixée à 28,4 MHz)
| Fréquence | Yagi H : ROS / gain / F/B | Moxon V : ROS / gain / F/B |
|---|---|---|
| 28,0 MHz | 2,30 / 13,4 dBi / 37 dB | 1,53 / 7,1 dBi / 22 dB |
| 28,4 MHz | 1,30 / 13,6 dBi / 19 dB | 1,01 / 6,7 dBi / 23 dB |
| 28,8 MHz | 2,87 / 13,9 dBi / 12 dB | 1,29 / 6,4 dBi / 16 dB |
| 29,4 MHz | 15,8 / 13,5 dBi / 5 dB | 1,68 / 6,0 dBi / 12 dB |
| 29,7 MHz | 27,5 / 12,3 dBi / 2 dB | 1,87 / 5,8 dBi / 10 dB |
Le Moxon reste sous un ROS de 1,9 sur toute la bande. La Yagi H n’est sous 2 que de 28,1 à 28,7 MHz environ.
Comparaison avec la LFA-Q reconstruite (même segmentation, 13,97 dBi / F/B 35 dB / ROS 1,09)
- Yagi H : −0,3 dB de gain et −16 dB de F/B, avec un boom un peu plus court (3,1 m contre 3,2 m).
- Moxon V : ajoute une polarisation V à environ 6,7 dBi, mais le gain V reste bien inférieur au gain H à cette hauteur.
- fichier Nec2
Réserves
Mon sol est moyen et l’accord est à 28,4 MHz, pas à 28,0 MHz
🛠️Chat GPT
Ma Yagi n’est pas optimisée au maximum : le F/B de 19 dB est un compromis pour garder R proche de 50 Ω, et son accord est un peu étroit.
Je n’ai pas modélisé le mât, les supports isolants, le câble de descente ni les chokes. La gestion du boom et du mât peut changer ce qui se passe en vrai : mes éléments sont à 0,08 m au-dessus du boom, isolés, et le Moxon à 0,2 m à côté.
Une réserve technique
apres 3 échanges obligé de donner des plans d’antenne et de l’argumentation.j’ai obtenu cette réponse:
NEC-2 présente des limites sur certaines géométries complexes et les éléments à diamètres variables. Il faudra donc considérer les résultats comme une approximation, particulièrement pour l’adaptation de la LFA. INTRO to LFA YAGIS+1
Je n’ai pas encore exécuté ce calcul : aucun moteur NEC-2 n’est disponible dans mon environnement actuel.
Conclusion
- Gemini : Réponse quasi instantanée (10 s) mais purement générative. Il produit des valeurs idéalisées (ROS de 1.02, isolation parfaite à -42 dB) sans véritable calcul électromagnétique.
- ChatGPT : Incapable d’exécuter la simulation par manque de moteur NEC-2 dans son environnement. Il s’arrête aux concepts théoriques après plusieurs relances.
- Claude : Il se distingue nettement en générant un modèle structuré et exploitable sous forme de feuille Excel complète (
necpp). Il livre une analyse détaillée avec segmentation à 0,15 m, prise en compte du sol moyen, matrice d’interaction S_{21} (44 dB d’isolation) et balayage fréquentiel sur 28,0–29,7 MHz.
Pour de la modélisation d’antennes complexes en polarisation croisée (H/V), Claude s’impose comme l’outil le plus abouti pour poser une feuille de calcul complète. Les résultats demandent néanmoins une validation finale sur un solveur MoM dédié en local (comme 4NEC2) pour affiner les brins et valider le couplage réel du boom.